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Al-Mesîkh, désinformateur ultime ?

par | Sep 28, 2020 | Non classé | 1 commentaire

Anahita a eu jadis la chance de connaitre al-Mesîkh, le désinformateur ultime. C’était dans l’oasis de Ketmân, non loin d’Abu Simbel. Sujet aujourd’hui d’actualité, en ces temps de pandémies. Écoutons:

« Le contact est rétabli avec Giancarlo et Kathy. Mais pas encore avec Alessandro. Giancarlo et Kathy l’appellent. Ils sont quelque part au Béloutchistan, hébergés dans une palmeraie à Panjgur, non loin de la frontière iranienne. Une région largement contaminée par le virus à la suite du retour des pèlerins revenus d’Iran.


D’entrée, Giancarlo, pressé de rattraper le temps perdu, demande à Anahita si celle-ci se souvient de leur rencontre avec Mokhtar, sur le Nil, non loin de l’oasis de Ketmân. En recevant confirmation, Giancarlo ne peut s’empêcher, caustique, de lui rappeler combien le nom de l’oasis relevait d’une synchronicité bien symbolique, puis qu’il désigne la loi de l’arcane pour les ésotéristes musulmans, cette loi du secret à ne partager qu’avec parcimonie.


Mokhtar leur avait alors expliqué, et Anahita, zoroastrienne, n’en était pas étonnée, que le monde était tiraillé entre deux forces : al-Mesîha et al-Mesîkh. La première, « le messie », leur était familière, car bien des grandes mythologies religieuses présentent un redresseur des torts, un réparateur, qui vient régulièrement dans l’histoire du monde remettre les choses en ordre, restaurer la vie.

Mais la seconde force leur était mystérieuse, Mokhtar leur expliquant alors que al-Mesîkh désignait « le difforme », ce nom étant lui-même une dérivation de al-Mesîha. Et le propre de ce dérivé « difforme », ajoutait Giancarlo, n’était ni plus ni moins d’être le désinformateur ultime, le mystificateur, celui qui leurre l’être pur qui croit les choses sur leur apparence, au premier degré. Ici, Kathy s’insère dans la conversation, inférant de ce qui précède que ce coronavirus, ce SARS de deuxième génération, marque symboliquement la revanche de Gaïa contre les folies de l’humain, Gaïa lui envoyant « le difforme » afin de brouiller son système d’habitudes, autant que de le brouiller avec lui-même, de procéder à une séparation, prélude à une naissance.

Ce point est d’ailleurs confirmé par Giancarlo, qui reprend l’argument de Mokhtar sur la subtilité du difforme : ce difforme, en effet, considéré par la tradition comme lui-même hostile à l’égalité matérialiste, est lui aussi en quête de qualité, mais une qualité à rebours, une qualité de faussaire en somme, qui prône l’apparence d’une restauration spirituelle. Un piège moral destiné à paralyser les forces de la vie, souligne Kathy. »

Extrait du journal d’Anahita, le 6 avril, page 77

(Photo: « Gaïa et son enfant », aminoaps/hellenistic polytheism)

1 Commentaire

  1. ADAM

    La dialectique du sym-bolique contre le dia-bolique…

    Réponse

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