Sélectionner une page

Géopolitique intégrale

par | Nov 6, 2020 | Non classé | 0 commentaires

Pandémie et géopolitique intégrale – Nous avions, dans un précédent ouvrage largement influencé par la « géopolitique intégrale » du kabbaliste Abellio, abordé la question d’un interrègne caractérisé par la démesure d’une superclasse mondiale obsédée par la conquête de la totalité de l’hémisphère nord, elle-même contrée par des initiés réfractaires multinationaux. Ces derniers choisissaient la voie de la connaissance plutôt que celle de la puissance (*).

Nous prophétisions alors, non sans crainte, l’effondrement prochain du système occidental.

Nous avons repris certains de ces thèmes dans Anahita et la vipère des sables. Et nous avons relié cet ouvrage au précédent, dont il représente une suite intermédiaire, une pierre de plus au sein de cet interrègne qui partait de la fin de l’Union soviétique jusqu’à une implosion des États-Unis tant attendue par la Chine. Un interrègne au cours duquel nous espérons, au nom de l’ensemble de l’humanité, que la vision olympienne prévaudra sur l’actuelle pensée saturnienne que rien ne semble arrêter, pas même une élection.

Notre parcours, autant influencé par Camus que par Abellio, tente ainsi de percer son chemin à travers le chaos d’une idéologie qui domine l’humanité depuis la fin – temporaire – de la Seconde Guerre mondiale : l’idéologie de l’absurdité du monde.

Face à une telle absurdité, il y a ceux qui se contentent de vivre avec le système, afin de s’en tirer au mieux. Il y a aussi les plus naïfs, inconscients de l’existence du système, qui se concentrent sur la poursuite du bonheur, plus exactement des petits bonheurs qui font la joie d’une vie. Il y a ensuite ceux qui n’y parviennent pas : ils se convertissent dans la police de la pensée, qu’elle soit sociale, religieuse, ou idéologique, afin de punir ceux qui réussissent, ou ceux qui ne peuvent se défendre, au nom du bon droit et de la morale. Et puis il y a les révoltés, les réfractaires, les accoutumés des impasses, les perdants fiers d’avoir toujours eu raison.

Cet ensemble n’en est pas un. Jadis analysé par le gnostique Raymond Abellio,: il annonce sans cesse la mort de l’humanité, fasciné par la fragmentation et l’éclatement. Il prend pour loi que la vie n’est que dispersion et émiettement de la mémoire. Il lui semble par ailleurs impossible d’imaginer que les consciences puissent communiquer avec les êtres, ce qui renforce encore le sentiment d’absurdité, entre bonheur et extinction des feux de la vie.

Des feux dont on ne voit aujourd’hui que les reflets hypnotiques sur les parois de notre caverne mentale, en laquelle nos sens et notre raison sombrent dans l’infirmité. Tant il est vrai qu’un confinement peut en cacher un autre.

(*) Combat Pour l’Hémisphère Nord (Pour l’amour d’Ariane) Avatar Diffusion-

Crédit photo: André Archimbaud

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Pin It on Pinterest

Share This