Sélectionner une page

Message du SARS-CoV-2: de quoi sera fait demain?(épisode 7)

par | Jan 26, 2021 | Non classé | 0 commentaires

Message du SARS-CoV-2, alias COVID-19, à Anahita :

Je suis le virus SARS-CoV-2.

Anahita, je suis né en 2019. Je ne connais pas précisément mes parents, mais l’on me dit parfois que je suis le fruit d’investissements occidentaux au sein d’un centre de recherche de l’Empire du Milieu. On dit aussi que j’ai vu le jour à Wuhan, province de Hubei, en Chine, à la suite d’une erreur de procédure sécuritaire. Je n’ai pas connu toutefois mon grand frère, le SARS-CoV, qui vit le jour le 16 novembre 2002 dans la province de Guangdong, toujours en Chine. Il fit très peur, mais disparut le 5 juillet 2003, son acte de décès prononcé par l’OMS.

On m’a offert un nom de scène

Nous nous ressemblons beaucoup, mon frère et moi mais, pour des raisons que j’ignore, je suis beaucoup plus célèbre que lui. Je suis le SARS-CoV-2, mais c’est sous le nom de scène « COVID-19 » que les médias et les experts ont fait ma promotion, ce qui me rend nerveux : je ne suis qu’un virus après tout. Et je me sens presque victime d’un viol d’identité. Car mon travail de virus est tout simplement de rééquilibrer la vie dans le cadre de la sélection naturelle.

Ma mission? Remettre de l’ordre dans le désordre!

Ainsi des dérives écologiques et économiques qui mettent en péril non pas la planète mais la fragile espèce humaine, miracle prométhéen de l’évolution. De temps à autre, il faut bien que quelqu’un remette de l’ordre, réinstaure l’harmonie olympienne, redistribue les cartes sur la route de la grande santé. Et c’est notre travail à nous, les virus! Or j’ai la désagréable impression d’être manipulé par les puissances de l’argent, celles-là mêmes qui répriment la diversité du vivant, ou qui se prennent pour Gaïa.

J’appartiens à l’ordre naturel

Alors ça m’agace d’être présenté comme l’ange de la mort, comme un difforme, alors que je suis part de l’ordre naturel. Ça m’agace surtout de me voir prétexte à un changement brutal, sans ménagement, vers le tout-numérique, le tout-bureaucratique, qui te mèneront si tu n’y prends garde, toi et les tiens, directement chez Orwell (1984), Aldous Huxley (Le meilleur des mondes), et Xi Jinping, réinventeur avec son crédit social de la Stasi version hightech.

Femme ultime, cosmos, chaos

Certainement pas né pour masquer une restructuration d’actifs

Je suis ainsi préoccupé de me voir promu à des fins politiques par des bureaucrates de la santé ou du business qui n’ont pas ou plus nécessairement l’expérience de la pratique médicale. Et d’observer que ces Titans de la technétronique m’utilisent pour monter une reprise hostile de pans entiers de l’économie mondiale qui va de facto désintégrer l’économie de l’écologie, et redessiner à vil prix la cartographie des actifs économiques du monde, sans se rendre compte qu’ils en seront eux-mêmes les victimes. 

Message du SARS-CoV-2: je me méfie des dystopies

Croient-ils vraiment que l’Europe et l’Amérique du Nord deviendront une vaste hacienda écologique peuplée de péons au service de méga-milliardaires technétroniques et transhumains assistés de leur personnel de maison, cependant que Chine, Inde et Afrique seront le siège des nouvelles classes moyennes de la planète dont la mission sera d’enrichir mécaniquement les titans? Sans discuter? Croient-ils qu’ils vont convaincre ces centrales d’énergie que sont l’Islam et l’Indouisme de transformer l’être humain en proto-robots dociles? Croient-ils vraiment qu’ils vont masquer le soleil? Et vivre comme les éternels du film Zardoz?

L’essentiel de la planète ne raisonne pas comme tes patrons

Autrement dit, les nouvelles volontés de puissance de la géopolitique de demain, fortes aujourd’hui de leur coopération fructueuse avec les Titans anglosaxons, vont-elles pour autant jouer le jeu de ce néocolonialisme qui vise à déshabiller Paul pour habiller Pierre? Il serait utile de réaliser que si le monde « occidental » est entré en phase ectoplasmique sous le règne de l’übercapitalisme, les nouveaux peuples, à la fois archaïques et futuristes, en bonne santé, n’éprouveront pas le besoin de se laisser octroyer à la pièce le droit au bonheur post-capitaliste. Ils auront les moyens de leur liberté. Seront-ils alors titans ou olympiens?

Une chose est sûre, nous, les virus, avons encore du pain sur la planche.

Ainsi se termine le message du SARS-CoV-2 à Anahita, à partager avec ses frères et sœurs de l’interrègne.

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Pin It on Pinterest

Share This