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Phénoménologie et mentorat (II): les électrons de Julien

par | Août 23, 2020 | Non classé | 2 commentaires

Quand la phénoménologie rejoint le mentorat – Extrait (illustrant les thèmes du savoir-faire et du savoir-être)

« Anahita décide d’appeler Saint-Pétersbourg

Alexandra y est journaliste dans une chaîne, filiale de Gazprom. Elle y présente et coordonne l’émission d’actualité politique internationale du dimanche, en un rythme insensé. Elle aussi communia sur l’Akhénaton après avoir rencontré pour la première fois Anahita à Çubuklu sur la rive asiatique du Bosphore. C’était au Hidiv Kasri, à l’initiative d’Alessandro, afin de préparer leur périple en Égypte, précisément.

Prenant le thé dans la roseraie où la musique classique coulait comme une brise, elles observaient sous le soleil couchant le croisement des navires dans le détroit, glissant sur des flots de plomb fondu. Ensemble, elles respiraient les électrons de Julien l’Apostat, au soleil invaincu. Julien, révolté-réfractaire à une autre pandémie: celle du christianisme qui transforma irrémédiablement l’Empire romain.

Les pandémies ne sont pas seulement virales

Vagabondant entre Memphis et Misraïm, sur cette ligne de fracture entre l’Est et l’Ouest, Anahita et Alexandra ne purent que prendre conscience de la pétrification des mondes anciens, obscurs. Et réaliser que les pandémies ne sont pas seulement virales. Et ne sont pas toujours des catastrophes. Elles ne sont que les instruments du chaos.

Un chaos souvent utilisé tactiquement par les gestionnaires de transformation pour éliminer d’un coup les inerties sclérotiques qui bloquent les progrès de tout pays ou entreprise, ou désormais de la planète entière. Car celle-ci est devenue le principal champ d’exercice des titanesques leaders de colossales entreprises nées du post-capitalisme .

Dynamique de groupes: les quatre visions de la collectivité

Alexandra lui parle de sa prochaine émission. Elle y dévoilera le palmarès des meilleurs gestionnaires de crise dans le monde. Original. Elle les classera entre ceux qui voient le collectif comme une jungle, ceux qui le voient comme une famille, ceux qui le voient comme un système, et enfin ceux qui le voient comme une comédie.

Anahita se souvient de cette nomenclature utilisée dans les entreprises. Ces quatre groupes sont des survivances comportementales héritées de très loin, synthétisant les quatre étapes du monde depuis l’ère des cavernes jusqu’à Hollywood et la Silicon Valley. Alexandra précise toutefois que le drame provient du fait que les pays, entreprises, cultures ou sociétés n’évoluent pas psychologiquement de la même façon, provoquant de graves crises asymétriques.


Rien ne peut freiner l’usure du temps

Anahita sait bien que tout ceci n’est qu’un exemple de « faits » historialisés à la mode d’Alexandra. Mais ils contiennent une part de vérité qui met le doigt sur un problème-clé : l’adaptation. Il sera peut-être temps de cesser de se comporter, pour certains pays, entreprises ou sociétés, comme les éternels du film Zardoz. »

Commentaire: le savoir-faire, est souvent en retard d’un cycle historique. Le savoir-être, qui relève plus de l’art que de la technique, permet de réaliser que le monde devient une gigantesque entreprise, qui a désormais filialisé les états et les organisations internationales.

2 Commentaires

    • André Archimbaud

      Merci de votre commentaire, Jean-Pierre Mercier!

      Réponse

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