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Une jeune persane réunit un réseau international d’initiés pour l’après-confinement. Pourquoi?

par | Sep 4, 2020 | Non classé | 2 commentaires

  • Une jeune québécoise d’origine persane réunit virtuellement un réseau international d’initiés pour préparer l’après-confinement. Pourquoi?

Parce qu’ils ont l’intuition que cette pandémie n’est pas ordinaire, et qu’une page se tourne dans l’histoire du monde. Ils pressentent que l’humanité est prête à renoncer à sa singularité prométhéenne pour rejoindre le confort animal, « épiméthéen », celui de l’absence de conscience, de l’obédience, de la servitude volontaire. Parce que la population, irrationnelle, a peur de mourir.

1. Que fait ce groupe? 

Ils puiseront dans le savoir de l’humanité, celui des traditions primordiales (zoroastrienne, grecque, védantique) et de l’ésotérisme juif, chrétien et islamique, afin de définir, sous l’égide d’Anahita, une méthode philosophique hissant tout sujet à la conscience transcendantale, vaccin contre l’angoisse. Ils se focaliseront ensuite sur le défi du XXIe siècle : la mise en place d’une écologie et d’une anthropologie intégrales et intégrées.

2. Anahita serait un exemple de la « femme ultime ». Comment?

Je reprends dans mon livre un certain nombre de concepts développés par le kabbaliste français Raymond Abellio. Il a présenté au long de son œuvre romanesque le personnage de la femme ultime, qui apparaît en des moments clé des crises de la vie pour résoudre l’impossible, car on ne peut pas la dissoudre. Elle seule comprend et enveloppe le chaos autant que le cosmos. Le lecteur en découvrira la nature.

3. Pourquoi un tel personnage?

Anahita est un personnage intéressant, une sorte de mutante : transplantée dans un autre pays bien loin de ses racines, elle a été initiée sexuellement et philosophiquement par un homme beaucoup plus âgé qu’elle, pour atteindre la conscience transcendantale absolue. Elle a réussi au Québec, sa vie sociale est riche et stimulante. Mais, contrairement à bien des Canadiens, elle a l’expérience de la souffrance géopolitique, qui ouvre la voie de la pensée latérale.

4. Illusions intérieures

 Les initiés d’Anahita essaient surtout de comprendre le monde de demain. Pour eux, le confinement et les mesures de restriction ne sont que secondaires, dans la mesure où le vrai problème de l’humanité, enfermée dans sa bulle psychologique, est de ne voir de la réalité extérieure que ses ombres portées sur les parois de la caverne, sans accéder jamais à l’air libre.

5. Réalité extérieure

L’irruption de l’hubris parmi les géants de ce monde, la disparition de l’équilibre olympien par la marchandisation des humains, annonce une nouvelle gigantomachie. En effet, Gaïa a permis l’avènement du règne titanesque de Cronos, celui qui dévore ses enfants, autrement dit l’übercapitalisme du XXIe siècle qui décide de tout. Y compris des stratégies sanitaires. Et Gaïa, désemparée, endémique et pandémique, ne sait plus comment faire entrer en lice les Olympiens, ou encore les cyclopes des temps à venir.

Car cette pandémie n’est pas de l’ordre d’un simple « évènement sanitaire », mais de celui d’un saut qualitatif brusque, pour parler comme un marxiste, qui nous mène directement à la prophétie proposée par Zbigniew Brzezinski dans l’ère technétronique. Celle d’un monde dirigé par une poignée d’individus, produits de la nouvelle économie übercapitaliste

6. Le retour à la normale : un rêve?

Nous avons « changé de boss ». Nous n’en sommes plus au complexe militaro-industriel qui tire les ficelles, ou au grand capital, comme l’on disait encore il y a quelques décennies, ou encore à la finance, comme l’on disait encore il y a quelques mois. Nous en sommes à l’aube d’une nouvelle organisation du monde, voulue par les géants du business technétronique planétaire, qui annoncent le dépérissement de l’État, tout en s’immisçant, par leurs stratégies hygiénistes, ou celles de l’intelligence artificielle, dans le destin de l’homo sapiens.

7. Mégalomanie des géants

Je ne pense pas que ces titans ont en tête de gérer le petit bonheur bourgeois des descendants de soubrettes et de valets de ferme que nous sommes. En quelques générations nos aïeux nous ont hissé à ce statut de classe moyenne, nous offrant le meilleur du monde en un clic ou à moins d’un bloc de chez soi, sous forme d’épiceries fines, de restaurants exotiques, ou de compagnies aériennes. Non, ces géants planétaires, qui ont accompli des choses extraordinaires, sont devenus plus riches que les États. Ils ont fini par devenir mégalomanes, saisis par l’ivresse de la puissance.

8. Nos « nouveaux patrons » n’auraient rien à voir avec les anciens?

Précisément! Ces élites ne sont pas prédatrices. Elles sont transformatrices, parfaitement capables à elles seules, du moins elles le croient, de reconstruire le monde, la planète, l’humanité, voire-même l’espèce humaine. Il faut avouer que le projet de jouer aux dieux est énivrant. Tellement beau, tellement parfait, qu’il justifie de mettre fin à la mauvaise gestion des États, des provinces, des entreprises de la vieille économie, et de tout ce tissu égoïste de l’individualisme : les PME et les petits commerces.

9. De « 1984 » à 2020 : inquiétudes de la Biopolitique?

Ce qui m’a frappé c’est l’extrême facilité avec laquelle les États ont décidé d’amputer l’économie mondiale de 30 à 40%. Cependant que les géants s’enrichissaient. Mais ce qui m’a surpris le plus, c’est l’extrême docilité des populations, tenaillées par la peur de mourir. Le pli a été pris. Le sanitaire devient la nouvelle religion, ce qui donne des sueurs froides. Car placés en de mauvaises mains, les outils technétroniques de l’hygiénisme, du transhumanisme, et de l’intelligence artificielle, alliés à la peur de mourir des populations, nous ramèneraient à certaines périodes noires du XXe siècle.

10. La saga d’Anahita: en gestation!

Oui, le prochain ouvrage présentera Anahita, ou son avatar, dans le rôle de la prêtresse qui chassera les brigands de ce monde, et dans le suivant, Anahita nous fera voyager dans l’extra-monde, en compagnie d’Albert Camus, afin d’interroger les mânes des illustres sur le sens de l’absurdité du monde. Deux ouvrages initiatiques qui prolongeront le parcours entamé avec celui-ci, initiatique également, qui se contente de fournir les outils à l’apprenti. Ce sera à ce même apprenti d’utiliser les recettes que je lui propose, de Dante à Husserl.

Photo André Archimbaud

2 Commentaires

  1. Adam

    Petit commentaire sur le détail de la légende de la photo : Chronos et Saturne ne sont pas identiques mais deux divinités distinctes, qui se livrent pareillement à la theophagie de leurs enfants pour éviter qu’ils ne prennent la place de leur père. A part cela, fresque grandiose qui absorbe depuis le mythe de la caverne jusqu’au matérialisme historique et sa théorie erronée de la révolution dont peut imaginer la rectification.

    Réponse
    • André Archimbaud

      Olivier Adam, merci de cette précision.

      Réponse

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